Dix jours entre deux continents : bazars, montgolfières de Cappadoce et eaux turquoise d'Ölüdeniz.
On atterrit et on plonge droit dans la vieille ville ottomane, sac posé et chaussures aux pieds. Sainte-Sophie et la Mosquée Bleue se font face au-dessus des jardins, majestueuses, et la citerne Basilique nous offre une première parenthèse fraîche et hors du temps. Le soir, on traîne sur la place de l'Hippodrome quand les minarets s'illuminent. Premier thé, premiers mots de turc maladroits, et on est déjà conquis.
Journée dans le labyrinthe du Grand Bazar, puis du bazar égyptien, où l'on marchande tapis, cuivres et loukoums dans un tourbillon de couleurs et d'odeurs. On se laisse porter, on se perd exprès, c'est tout le charme. L'après-midi, on traverse le pont de Galata entre les pêcheurs pour rejoindre les cafés perchés de Karaköy. Un baklava, un thé face à la Corne d'Or, et la ville se déroule à nos pieds.
On commence par Balat, nos ruelles préférées d'Istanbul, avec ses maisons colorées et ses cafés d'antiquaires où le temps s'étire. On grimpe pour les points de vue, on redescend pour un café turc, sans plan précis. En fin de journée, place à la croisière sur le Bosphore au coucher du soleil, entre palais et forteresses. Passer d'un continent à l'autre en bateau, un verre à la main, on ne s'en lasse pas.
Vol matinal vers Nevşehir et découverte de la terre lunaire, cheminées de fées à perte de vue. On pose les valises dans un hôtel troglodyte de Göreme, chambre creusée dans la roche et terrasse tournée vers les ballons. Coucher de soleil depuis le château d'Uçhisar, la vallée entière qui vire au rose. On se couche tôt : demain, réveil avant l'aube.
Réveil aux aurores pour LE moment du voyage : le vol en montgolfière au lever du soleil, des centaines de ballons suspendus dans la lumière naissante. On en a le souffle coupé, littéralement. Le reste de la journée se marche tranquillement entre les vallées de l'Amour et Rose, sculptées par le vent. Le soir, on savoure une terrasse panoramique, encore un peu sur notre nuage.
On descend dans la ville souterraine de Derinkuyu, huit étages creusés jadis pour abriter des milliers d'habitants, impressionnant et un brin vertigineux. On remonte à l'air libre pour une dégustation dans une cave locale, les cépages volcaniques de Cappadoce ont du caractère. En fin de journée, quad ou marche dans la vallée Rouge quand la roche s'embrase au soleil couchant. Poussière dorée et grands sourires.
Vol vers Dalaman puis route côtière jusqu'au lagon, la mer apparaît d'un coup entre les pins. On pose les affaires et on file sur la longue plage de Belcekız, l'eau du Blue Lagoon virant au turquoise à mesure que le soleil décline. Premier bain, premier cocktail les pieds dans le sable. On se dit qu'on pourrait rester ici un bon moment.
Grosse dose d'adrénaline aujourd'hui : le parapente depuis le mont Babadağ, 1 969 mètres, vingt minutes de vol plané au-dessus du lagon avant d'atterrir pile sur la plage. Le genre de souvenir qu'on garde à vie. L'après-midi, on souffle dans le village fantôme de Kayaköy, abandonné depuis 1923, silencieux et poignant. Retour au calme pour un mezze au soleil couchant.
Dernière journée de côte, et on la passe sur l'eau. Cap en bateau vers la vallée des Papillons, crique sauvage accessible seulement par la mer, cernée de parois de 350 mètres. Baignade, snorkeling et petite marche jusqu'à la cascade au fond du canyon. Dîner d'adieu face au coucher du soleil, la peau salée et le sourire aux lèvres.
Retour à Istanbul pour un dernier soir, et la ville nous offre son plus beau visage. Dîner sur un rooftop, minarets illuminés et cargos qui glissent entre les deux rives du Bosphore. On s'accorde un dernier hammam traditionnel pour partir détendus, puis un thé sur le pont de Galata au milieu des pêcheurs. Le clap de fin, avec déjà l'envie de revenir.
Douze jours de Bangkok aux îles du Golfe, entre marchés flottants, jungle de Khao Sok et eaux turquoise de Koh Samui.
Dix-neuf jours de lagons, de sardines par millions et d'îles désertes entre Palawan et les Visayas.
Dix-neuf jours pensés pour ne pas courir, des néons de Tokyo aux ryokans du Fuji, de Kyoto à Osaka jusqu'aux lagons d'Okinawa.