Accueil › Carnets › Philippines
Dix-neuf jours de lagons, de sardines par millions et d'îles désertes entre Palawan et les Visayas.
Long-courrier derrière nous, on s'offre une nuit de récupération dans le quartier moderne de Makati. Piscine d'hôtel, premier halo-halo bien glacé et on encaisse le décalage en douceur. Demain, cap sur les îles, on a déjà hâte.
Matinée dans Intramuros, la vieille ville espagnole, en calèche entre Fort Santiago et la cathédrale aux murs de pierre. On y ressent tout le passé colonial de Manille avant de filer à l'aéroport. Vol de l'après-midi vers Palawan, le nez collé au hublot dès qu'apparaissent les lagons.
Premier island hopping dans la baie de Bacuit, et on comprend vite pourquoi El Nido fait rêver. Le Big Lagoon et son eau émeraude cernée de pitons karstiques, puis le Small Lagoon qu'on explore en kayak, tout doux. Retour au coucher du soleil sur la plage de Corong-Corong, cocktail à la main.
Deuxième tour en bangka, le Tour C entre les îles, notre préféré. La Secret Beach cachée dans un anneau de roche, le Hidden Beach et le sanctuaire de Matinloc, chaque arrêt est une carte postale. Masque et tuba à chaque mouillage, au-dessus de coraux et de bancs de poissons.
On change de rythme et on prend le scooter jusqu'à la longue plage dorée de Nacpan, presque déserte. Les plus sportifs s'attaquent à la via ferrata du Taraw Cliff pour une vue plongeante sur toute la baie. Fin de journée les pieds dans le sable, à regarder le soleil tomber sur la mer.
Traversée en ferry vers Coron à travers les îlots des Calamian, mer d'huile et eaux cristallines. À l'arrivée, on grimpe les 700 marches du mont Tapyas pour le coucher de soleil, toute la baie à nos pieds. Le soir, on file se détendre dans les sources chaudes d'eau de mer de Maquinit.
Journée reine à Coron : le lac Kayangan, réputé le plus pur des Philippines, lové entre des falaises calcaires. Puis le Twin Lagoon, séparé en deux par une paroi qu'on franchit à la nage, eau d'un turquoise irréel. On enchaîne les baignades, incrédules devant tant de beauté.
Dernier jour à Coron, sous l'eau cette fois. Snorkeling ou plongée sur les épaves japonaises de 1944, posées à quelques mètres de la surface et colonisées par les coraux. Arrêt au jardin de corail de Siete Pecados, grouillant de poissons, avant un dernier cocktail en ville.
Vol vers Cebu puis longue route au sud jusqu'à Moalboal, et le rythme ralentit d'un coup. On pose les sacs à Panagsama Beach, où le tombant du récif commence à quelques mètres du bord. Premier coucher de soleil sur l'eau, palmes déjà prêtes pour demain.
L'expérience signature de Moalboal : le sardine run, des millions de sardines en tornade argentée à quelques mètres du bord, en simple masque-tuba. On nage au milieu du banc qui ondule, hypnotisés, pendant que des tortues broutent tranquillement le récif. Difficile de sortir de l'eau.
Grosse dose d'adrénaline avec le canyoning de Kawasan Falls : sauts de falaise, toboggans naturels et nage dans une eau bleu laiteux jusqu'à la grande cascade. Sans doute l'une des meilleures activités de tout l'archipel. On rentre rincés et euphoriques, les jambes en coton.
Journée plus douce vers le sud de Cebu, entre l'îlot de Sumilon et sa langue de sable ou l'option matinale des requins-baleines d'Oslob. On profite d'un dernier snorkeling sauvage avant de reprendre la route. Retour tranquille à Moalboal pour une ultime soirée les pieds dans le sable.
Vol vers Siargao, l'île des surfeurs, la plus décontractée de tout l'archipel. On s'installe à General Luna, scooter entre les palmeraies et première bière au coucher du soleil, planche sous le bras. Ici, tout le monde vit à l'heure des marées, et on adopte le rythme sans résistance.
Matinée à Cloud 9, la vague mythique de Siargao, qu'on observe depuis son long ponton en bois avant de tenter un cours de surf. À marée basse, on file aux piscines naturelles de Magpupungko, bassins turquoise cachés dans la roche. On saute, on nage, on recommence, comme des gamins.
Journée island hopping au large de General Luna, la plus belle de l'île. Naked Island, simple banc de sable sans un arbre, Daku et son village de pêcheurs, Guyam et ses cocotiers penchés. Pique-nique de fruits de mer grillés sur le sable blanc, les pieds dans une eau tiède.
Cap sur le lagon de Sugba, eaux vertes et calmes cernées de mangrove, un vrai décor de rêve. Paddle, plongeoir depuis la plateforme en bois et longues baignades au programme. Retour par la mangrove géante de Del Carmen quand le soleil descend, silence total sur l'eau.
Dernière journée buissonnière à moto : la rivière et le célèbre palmier penché de Maasin, puis la plage plus sauvage de Pacifico, au nord, loin des foules. On savoure une dernière fois le rythme lent de l'île, entre deux baignades. Difficile de se dire qu'il faut déjà repartir.
Vol de retour vers Manille et dernière soirée tranquille avant le long-courrier. On refait le fil du voyage sur un rooftop de Makati, la skyline illuminée en toile de fond. Fin d'un grand tour d'archipel, la peau salée et la tête pleine de bleu.
Transfert vers l'aéroport et long-courrier retour, un dernier mango shake à la main. Le carnet se referme sur dix-neuf jours d'îles, de lagons et de couchers de soleil. On repart déjà en rêvant du prochain archipel.
Dix jours entre deux continents : bazars, montgolfières de Cappadoce et eaux turquoise d'Ölüdeniz.
Douze jours de Bangkok aux îles du Golfe, entre marchés flottants, jungle de Khao Sok et eaux turquoise de Koh Samui.
Dix-neuf jours pensés pour ne pas courir, des néons de Tokyo aux ryokans du Fuji, de Kyoto à Osaka jusqu'aux lagons d'Okinawa.