Huit jours de calanques blanches, de villages perchés et de corniches rouges, de Cassis à Monaco.
Envie de prouver qu'on n'a pas besoin d'aller loin pour prendre une claque. La Côte d'Azur en été, façon slow, de calanque en village perché.
Pour qui
Les amoureux de Méditerranée qui veulent alterner calanques, villages perchés et bonnes tables.
À éviter si
Vous fuyez la foule estivale : en août, Saint-Tropez et Monaco sont bondés.
Rythme
Calme
On pose les valises dans ce petit port blotti sous le Cap Canaille, et l'été commence vraiment. Le temps d'un premier plongeon, l'eau est déjà turquoise et les cigales donnent le ton. En fin d'après-midi, on flâne le long des barques colorées pendant que la lumière glisse sur les façades ocre et que les terrasses s'animent. Un verre de blanc de Cassis en main, on comprend tout de suite pourquoi on est venus jusqu'ici.
Cap sur le parc national, à pied ou en bateau. On enchaîne Port-Miou, Port-Pin et l'incontournable En-Vau, ses eaux transparentes serrées entre de hautes falaises blanches. La marche se mérite mais chaque crique récompense l'effort, masque et tuba dans le sac. Au retour, la route des Crêtes grimpe au-dessus du vide et le Cap Canaille nous offre le plus beau coucher de soleil du séjour.
On longe la côte sans se presser jusqu'au golfe de Saint-Tropez, fenêtres ouvertes et playlist à fond. L'après-midi file sur l'immense plage de Pampelonne, serviette dans le sable ou transat les pieds dans l'eau selon l'envie. En soirée, on remonte le vieux port entre yachts et façades pastel, puis les ruelles de la Ponche loin de l'agitation. Une tarte tropézienne pour la route et la journée est parfaite.
Matinée dans la vieille ville et montée à la Citadelle pour embrasser tout le golfe d'un regard. L'après-midi, on grimpe vers Ramatuelle puis Gassin, classé parmi les plus beaux villages de France, ruelles fleuries et points de vue à 360°. On s'installe en terrasse pour l'apéro, un rosé de Provence bien frais face à la baie. Le soleil descend sur les vignes et personne n'a envie de redescendre.
On met le cap à l'est par la Corniche d'Or, sans doute notre route préférée de toute la côte. Elle serpente dans les roches rouges de l'Estérel et plonge sur des criques turquoise, alors on s'arrête tous les cent mètres pour la photo. Arrivée à Mandelieu-la-Napoule en fin de journée, dernier bain au pied du château posé sur l'eau. Si le temps le permet, on file boire un verre dans le vieux Mougins, village d'artistes suspendu au-dessus de la baie de Cannes.
Dernière portion de littoral, avec un arrêt sur la Promenade des Anglais à Nice pour un café face à la Grande Bleue. On rejoint ensuite la Principauté et l'on pose nos affaires avant la tombée de la nuit. Monte-Carlo s'illumine, entre la place du Casino et le port bardé de yachts, et l'on se prend au jeu de la balade nocturne. Rien à dépenser pour en prendre plein les yeux.
Le matin, on grimpe sur le Rocher : le palais princier, la cathédrale et les ruelles tranquilles de Monaco-Ville avant l'affluence. On souffle aux heures chaudes, puis on monte à Èze, village médiéval accroché à 429 mètres au-dessus de la mer. Son jardin exotique offre l'un des plus beaux panoramas de la Riviera, surtout quand le soleil décline. Les plus courageux montent par le sentier Nietzsche depuis la plage, gratuit et spectaculaire.
Un dernier café en terrasse au-dessus du port, une flânerie dans les jardins Saint-Martin, et il faut déjà songer au retour. On repart la tête pleine de blanc calcaire, de rouge de l'Estérel et de bleu Méditerranée. Une chose est sûre : on reviendra pousser jusqu'à Menton la prochaine fois.
Huit jours des Sassi de Matera aux trulli d'Alberobello, entre pierres blanches, mer Adriatique et pizza napolitaine.
Sept jours de gothique enneigé et de marchés de Noël, avec le passage à la nouvelle année sur la plus belle place médiévale de Pologne.
Quinze jours d'îles blanches et bleues, de la caldeira de Santorin aux villages de Naxos jusqu'aux criques lunaires de Milos.