Sept jours de gothique enneigé et de marchés de Noël, avec le passage à la nouvelle année sur la plus belle place médiévale de Pologne.
On décolle d'Orly à 11h50 (Transavia, direct) et on pose le pied à Prague en tout début d'après-midi. Le temps de déposer les valises et on file droit sur la place de la Vieille Ville, pile à l'heure où la lumière dorée tombe sur les façades. Marché de Noël, odeur de vin chaud et l'horloge astronomique qui s'anime devant la foule : la magie opère tout de suite. On termine autour d'un premier svařák, emmitouflés, à se dire qu'on a bien fait de venir.
Réveil aux aurores pour le pont Charles quasi désert, sans doute la plus belle fenêtre photo du séjour, statues baroques dans la brume. On grimpe ensuite au château de Prague et à la cathédrale Saint-Guy, immenses, avant de redescendre par les ruelles baroques de Malá Strana. Petit détour par le mur Lennon couvert de messages, puis on souffle au belvédère de Letná, tout Prague et ses ponts à nos pieds. Une journée de carte postale, du matin au soir.
On commence par Vyšehrad, la forteresse perchée au sud qui domine la Vltava, notre coin préféré loin des foules. L'après-midi, cap sur la Nouvelle Ville et la Maison dansante de Gehry, puis on se réchauffe dans une brasserie historique. Une bière brune brassée sur place, des knedlíky fumants, et on recharge les batteries. Demain on change de pays, alors on savoure cette dernière soirée pragoise en douceur.
Dernière journée pleine à Prague : brunch tranquille, ruelles du quartier juif de Josefov et ses synagogues, quelques emplettes. En fin d'après-midi, on récupère les bagages et on file à l'aéroport pour le vol du soir vers Cracovie (Ryanair, direct, 1h10). Atterrissage le 31 à 00h15, taxi jusqu'au centre et au lit sans traîner. Demain c'est le réveillon, et on veut être en forme.
Première vraie journée à Cracovie, et quelle entrée en matière. On tourne autour du Rynek Główny, la plus grande place médiévale d'Europe, entre la Halle aux draps et la basilique Sainte-Marie dont la trompette sonne toutes les heures. Montée au château du Wawel au-dessus de la Vistule, cour Renaissance et cathédrale des rois. L'après-midi file dans Kazimierz, l'ancien quartier juif devenu le plus vibrant de la ville, entre cafés d'atmosphère et street art.
Le grand soir est arrivé. La grande place se remplit peu à peu, un concert en plein air chauffe la foule, et à minuit le feu d'artifice explose au-dessus des toits médiévaux. C'est gratuit, populaire et joyeux, à mille lieues de la cohue parisienne, et on se surprend à trinquer avec des inconnus. On finit la nuit au chaud dans un bar à vodka du centre, joues rouges et sourire aux lèvres.
Premier jour de l'année tout en douceur, à la hauteur de la fatigue de la veille. Café latte, tour du parc Planty qui ceinture la vieille ville sous la gelée, pas pressés pour un sou. Pour ceux qui veulent une parenthèse plus grave, l'usine d'Oskar Schindler raconte l'occupation avec beaucoup de force. On s'offre un dernier grand dîner polonais, pierogi obligatoires, avant de plier les valises.
Départ tôt pour l'aéroport de Cracovie, vol de 9h25 (easyJet, direct, 2h25) vers Paris CDG, atterrissage à 11h50. On repart la tête pleine de marchés de Noël, de places médiévales et de ce réveillon pas comme les autres. La journée du 2 reste même utilisable côté parisien. Le carnet se referme sur les toits enneigés d'Europe centrale, déjà nostalgiques.
Huit jours des Sassi de Matera aux trulli d'Alberobello, entre pierres blanches, mer Adriatique et pizza napolitaine.
Quinze jours d'îles blanches et bleues, de la caldeira de Santorin aux villages de Naxos jusqu'aux criques lunaires de Milos.
Six jours de banquise, de chiens de traîneau sous les aurores et de brise-glace, pour un réveillon tout en blanc au bord de la Baltique gelée.