Dix-neuf jours des palmiers géants de Cocora aux ruelles couleur de Carthagène.
Arrivée à Bogotá, perchée à 2 640 mètres, et on prend le temps de s'acclimater en douceur. On flâne dans La Candelaria, le quartier historique aux façades coloniales et au street art foisonnant. En fin de journée, téléphérique jusqu'au Cerro de Monserrate pour voir l'immense capitale s'illuminer au coucher du soleil.
Journée culture et saveurs dans la capitale. Le musée de l'Or et ses trésors précolombiens le matin, l'un des plus beaux musées du continent. L'après-midi, quartier bohème d'Usaquén et, pour les gourmands, un atelier autour du café et du chocolat colombiens.
Vol vers la région du café et installation à Salento, village aux façades multicolores. On grimpe au mirador de l'Alto de la Cruz pour embrasser les collines plantées de caféiers. Le soir, partie de tejo avec les locaux, ce jeu à la poudre qui explose, bière à la main.
Jeep Willys jusqu'à la vallée de Cocora et ses palmiers de cire de 60 mètres, l'arbre national qui semble irréel dans la brume. La boucle de randonnée traverse forêt de nuages, rivières et ponts suspendus, un vrai décor de conte. Détour possible par le refuge des colibris avant de redescendre, jambes fatiguées et yeux pleins.
Immersion dans une finca familiale : de la cueillette de la cerise à la tasse, on comprend enfin ce qu'est un vrai café colombien. L'après-midi file tranquillement entre les rangs de caféiers, café de spécialité en main. Rythme lent, air pur des montagnes, on se verrait bien rester une semaine de plus.
Vol vers Medellín, la ville de l'éternel printemps, métamorphosée par ses téléphériques et son énergie. On pose les sacs à El Poblado, entre rooftops, cafés de spécialité et vie nocturne. Première soirée dans le quartier de Provenza, à s'imprégner du rythme paisa.
Visite guidée de la Comuna 13, hier le quartier le plus dangereux du monde, aujourd'hui couvert de fresques et parcouru d'escaliers mécaniques. Un guide du quartier raconte la métamorphose, hip-hop et graffitis à l'appui, c'est bouleversant. On redescend en metrocable au-dessus des barrios, la ville à 360°.
Excursion à Guatapé, le village le plus coloré du pays, ses zócalos peints racontant la vie locale sur chaque façade. On grimpe les 740 marches de la Piedra del Peñol pour un panorama fou sur le labyrinthe de lacs bleus. Trucha grillée au bord de l'eau avant de rentrer, comblés.
Dernier jour à Medellín, entre culture et grands espaces urbains. La Plaza Botero et ses sculptures rondes, le jardin botanique, puis la montée en metrocable jusqu'au Parc Arví, forêt d'altitude aux portes de la ville. On savoure un dernier marché gastronomique avant le vol du lendemain.
Vol vers la côte caraïbe et sa cité coloniale qui nous cueille dès le premier pas. La ville fortifiée aux balcons fleuris et portes cloutées, la place Santo Domingo, les vendeuses de fruits en robe colorée. Coucher de soleil sur les remparts, cocktail à la main, face à la mer des Caraïbes.
Journée dans Getsemaní, l'ancien quartier populaire devenu le plus vivant de Carthagène. Ruelles de parapluies, fresques immenses et places où l'on danse dès la tombée du soir. On prend un cours de salsa avant de plonger dans la nuit caraïbe, les hanches un peu raides mais le sourire large.
Escapade en bateau vers l'archipel du Rosaire, parc marin aux eaux translucides à une heure de la ville. Snorkeling au-dessus des coraux, ceviche les pieds dans le sable et sieste en hamac sur Playa Blanca. Retour au coucher du soleil, la peau dorée et le sel sur les épaules.
Route vers la Sierra Nevada qui plonge droit dans la Caraïbe, puis montée à Minca, petit village de montagne perdu dans le vert. Cascades où l'on se baigne, fincas de café et de cacao bio, et un immense hamac face à la vallée pour le coucher du soleil. Le soir, on s'endort au chant des grillons, à mille lieues de l'agitation.
Deux jours dans le parc Tayrona, là où la jungle rencontre la mer. Randonnée entre forêt tropicale et criques désertes jusqu'à Cabo San Juan et sa plage lovée entre deux baies, singes hurleurs et perroquets sur le chemin. On dort en hamac face à la mer, bercés par les vagues.
Journée entre les criques du parc : La Piscina, bassin naturel protégé par une barrière de corail, parfait pour la baignade. Courte montée jusqu'aux ruines de Pueblito, ancien village Tayrona tapi dans la jungle. On savoure le dernier soir dans le parc, loin de tout réseau.
Journée plus douce sur la côte, au choix entre le village de pêcheurs de Taganga et la descente en bouée sur la rivière de Palomino, entre jungle et Caraïbe. On profite d'un dernier bain avant de remonter vers Carthagène. Coucher de soleil sur la baie, cocktail à la main.
Retour vers Carthagène et transfert sur l'île de Barú, la parenthèse balnéaire qui clôt le voyage. Sable blanc, eau translucide et cocotiers penchés, on ne fait plus rien d'autre que se baigner et lézarder. Le farniente absolu, bien mérité après trois semaines intenses.
Dernière journée les pieds dans l'eau, entre paddle et snorkeling dans la baie de Cholón. À la nuit tombée, sortie magique vers le plancton bioluminescent qui étincelle à chaque mouvement dans l'eau noire. On rentre des étoiles plein les yeux, au sens propre.
Transfert vers Carthagène et vol du retour via Bogotá, un dernier jus de lulo à la main. Le carnet se referme sur dix-neuf jours de café, de couleurs et de Caraïbe. On repart déjà en rêvant d'y retourner.
Dix-neuf jours pensés pour ne pas courir, des néons de Tokyo aux ryokans du Fuji, de Kyoto à Osaka jusqu'aux lagons d'Okinawa.
Vingt jours de mégapole trépidante, de mezcal à Oaxaca, de cenotes secrets et d'îles de sable, sans jamais dormir à Cancún.
Quinze jours d'îles blanches et bleues, de la caldeira de Santorin aux villages de Naxos jusqu'aux criques lunaires de Milos.